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Vieux 17/07/2005, 11h59   #1
yori
 
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Talking Il est possible de baiser dans GTA san andreas!

Il y a un programme caché dans le jeu qui permet l'accès à un mini game pornographique dans le jeu.C'est un mod dont Rockstar nie l'existence bien sûr.Pas de confirmation quant à savoir si c'est un hack ou non.
Vous trouverz une video du mod en question ici
voici quelques photos



Et si vous voulez installer le programme qui débloque ce mod,c'est par là
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Vieux 17/07/2005, 12h04   #2
Maximus
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aaaaah, comme les vrais, sans baisser le jean!
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Vieux 17/07/2005, 12h07   #3
Ika
 
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ya pas à dire: graphiquement, c'est trop laid ce jeu

Comprend vraiment pas l'intérêt de la série GTA...
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Vieux 17/07/2005, 12h14   #4
sluger
 
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youpi
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Vous perdez vos légumes ? Fountène.Vite.
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Vieux 17/07/2005, 12h32   #5
yori
 
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Evidemment si vous n'êtes pas fans de GTA...
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Vieux 17/07/2005, 12h37   #6
JAMMASLOT
 
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Amusant, mais ca doit pas plaire à tout le monde! lol

=> http://www.cyberpresse.ca/monde/arti...l&skip_inter=1
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Vieux 17/07/2005, 12h57   #7
Julien
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Hé bien je sens qu'on va super bien s'amuser avec GTA... Comme ikaruga2, je trouve que ça ressemble à rien, ce jeu. C'est modélisé à la hache, y a pas à dire... Aucune personnalité.
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Vieux 17/07/2005, 13h10   #8
DokToR
Poulycroc une fouè
 
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ca lui permet de monté sa barre de muscu cest ca???
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Vieux 17/07/2005, 13h17   #9
ViSs
Ghetto Youth
 
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Ptain comment c'est moche

Mais ca doit etre marrant
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Vieux 17/07/2005, 14h25   #10
Duck King
PITBULL TERRIER
 
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c'est marrant ces gens qui se sentent toujours obligés de dire "j'aime pas gta" dès qu'on en parle...

comme si ça pouvait avoir une quelqconque importance
vous ne comprenez pas son interet?

dites vous que si c'est 'lun des jeux les plus vendus et joués au monde, c'est probablement pas pour rien.

apres, que vous aimiez ou pas...
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Vieux 17/07/2005, 14h38   #11
Ika
 
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clair, mais tu sais, c'est pas parce qu'il y a une majorité qu'elle a forcément raison!
Je me sens pas en phase avec ce jeu (mais ça m'a pas empêché d'en vendre!!)
C'est con, mais j'ai appris à jouer en sautant sur des champignons, et chaque fois qu'un Mario sort, c'est un évènement pour moi.
Les jeux pseudo-réalistes (même GT e fait chier), ce n'est pas ma tasse de thé.

C'est vrai que l'on s'en fout de mon avis, mais franchement reconnais que l'intérêt de ce mode est limite inutile!!
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Vieux 17/07/2005, 15h09   #12
Ryo Sakazaki
 
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Red face ouef

Oula rien qu'à voir la modelisation et les textures je bande ...
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Vieux 17/07/2005, 15h10   #13
Maximus
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au fait c'est quoi gta comme jeu?
celui ou on joue une caillera qui tire des bagnoles?
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Vieux 17/07/2005, 15h13   #14
Ika
 
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ouep Maximus, c'est ça!
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Vieux 17/07/2005, 15h49   #15
yori
 
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Rockstar met à disposition gratuitement les 2 premiers épisodes de la série.
http://www.rockstargames.com/classics/

Je vous conseille de jouer au second,et aussi de vous procurer les 3ème et 4ème épisode sur PS2 ou xbox(25€ les 2).

Le 4 mars,Take two annonçait avoir vendu 12 millions d'exemplaires du jeu,douze millions en 4 mois.Est-ce qu'un bouze infâme sans nom peut se vendre à autant d'exemplaires?
Le jeu a obtenu des notes quasi-maximales dans tous les magazines.Ca a une signification,ne faites pas les Stifu.

Je vous copie/colle le test de Gamekult;il est long,mais complet.A défaut de jouer au jeu,lisez-le.

Cette fois ça y est. Après l'habituel cycle de previews interminables, celui qui sied aux blockbusters, GTA San Andreas, le dernier jeu de la série-phénomène Grand Theft Auto est enfin disponible partout. Avec un coefficient de hype au maximum, peut-être trop, et une liste de promesses suffisante pour remplir deux bottins, San Andreas n'avait pas vraiment intérêt à décevoir. Le résultat est comment dire... éblouissant ?

Par Puyo
Publié le 1 Novembre 2004


Carl Johnson, le héros de ce nouveau GTA aurait très bien pu continuer à vivre son existence de lascar afro-américain à Liberty City, la ville de GTA III. Mais l'enterrement de sa mère le ramène à Los Santos, après cinq ans d'absence. A peine débarqué, "CJ" retrouve sa soeur Kendl et son frère aîné Sweet Johnson, qui, le tenant responsable de la mort accidentelle de son frère Brian, l'avait contraint à l'exil. Il revoit surtout son ancien gang, les Orange Grove Families, pour constater que son ancien crew, Sweet, Smoke et Ryder, est au coeur d'une terrible guerre des gangs face aux Ballas. CJ préfère au départ ne se mêler de rien, mais l'apparition non fortuite de flics pourris, Frank Tenpenny et son sous-fifre Eddie Pulaski, va rapidement faire dégénérer la situation. Grand Theft Auto : San Andreas est donc le récit d'une vengeance, celle de CJ, qui reprendra peu à peu le contrôle de Los Santos. Autant rassurer tous les bons fans de rock velu qui ont des frissons en imaginant une ambiance 100% gangsta rap : si le début du jeu la joue repompe des films de genre (Boyz N the Hood, Menace II Society), avec des nigga, homie et motherfucka en guise de ponctuation, le jeu s'en écarte au fur et à mesure. Si les stations de radio ont trop tendance à privilégier le bon rap US du début des 90s (Dr. Dre, Snoop, Ice Cube, Cypress Hill), elles laissent aussi une place au funk (James Brown) et à la fusion de Rage Against The Machine. Ouf. Ciselé à merveille, et mis en valeur par des cut-scenes incroyablement bien interprétées (Samuel L. Jackson casse la baraque en Tenpenny), le scénario réserve bien plus de surprises qu'on ne le croit au départ. Il va sans dire que l'ambiance irrévérencieuse de ce nouveau GTA est jubilatoire de bout en bout.




Si le jeu s'appelle GTA San Andreas et pas GTA Los Santos, c'est parce que CJ sera rapidement amené à explorer les environs et l'Etat tout entier, l'arrière-pays, le désert, mais aussi et surtout San Fierro (San Francisco) et Las Venturas (Las Vegas), deux autres villes tout aussi vastes que Los Santos. Non, San Andreas n'est pas une ville, mais bien un Etat, mélange de Californie et de Nevada, vu derrière le prisme déformant de Rockstar North. Bon, on s'étonne un peu qu'un Etat comme celui-là soit aussi isolé du monde que Hawaii. Mais alors côté map design, les amis, on assiste à quelque chose d'assez exceptionnel pour un jeu du genre. Oubliez Vice City et ses longs boulevards trop plats, on revient ici à l'excellence de GTA III pour la ville, mais à la puissance dix. Routes surélevées, tunnels, ruelles, buildings, petits jardins pour les propriétés, le travail réalisé pour donner une authenticité à tous les quartiers est absolument colossal. Chaque grande partie du territoire a été traitée de façon individuelle par les équipes de design, et visiblement on l'a jouée à l'émulation en interne, car elles ont toutes une personnalité,


un cachet qui les rend excitantes à parcourir. Pour avoir une petite idée, sachez que Los Santos et sa banlieue sont déjà aussi vastes que Vice City. Avec les deux autres villes et les régions presque inhabitées, le terrain de jeu est au moins cinq à six fois plus grand, et le tout sans le moindre temps de chargement. Il faut bien dix minutes à fond la caisse sur l'autoroute pour passer d'une région à l'autre. Tout s'effectue en streaming, avec des échangeurs d'autoroute pour assurer la transition, les panneaux se chargeant d'indiquer les sorties, à condition de ralentir pour être sûr de les lire. C'est là l'avantage d'une telle superficie : on distingue rapidement les voies express pour rejoindre les autres villes des banales avenues. Vraiment, quel pied d'évoluer de nuit en rase campagne, avant de rentrer à San Fierro après des kilomètres d'autoroute, sans le moindre temps de chargement. Ceux qui veulent prendre des raccourcis pourront toujours emprunter les rails ou l'avion, ça marche aussi. Gigantesque ! Comme toujours, les différentes parties de San Andreas se débloqueront au fur et à mesure de l'intrigue, mais ceux qui voudraient se lancer dans la découverte des autres régions auront l'opportunité de le faire dès le début, à leurs risques et périls...


C'est fou, ce qu'on peut faire dans San Andreas. Fou. Bon, c'est vrai, dans son déroulement, le jeu n'a pas changé, et tous ceux qui attendaient la révolution atomique peuvent continuer leurs études de chimiste. Il s'agit toujours de remplir plusieurs missions associées à un lieu et un personnage, pour faire progresser petit à petit l'intrigue de base et débloquer l'accès à d'autres parties du continent. Couic un assassinat, boum un sabotage, vroum une course-poursuite, voilà pour les bases, le tout entrecoupé de vols de voiture pour retourner à la maison, au mépris du code la route et de toute autre forme d'autorité. C'était donc la description de GTA San Andreas pour les nuls, que vous avez fort heureusement zappée. Parce que ce nouveau GTA la joue patron, avec des tas de nouveautés souvent évidentes, parfois bien planquées, mais qu'on a généralement envie d'essayer tout de suite. Le jeu vous offre d'ailleurs dès le début un vélo flambant neuf pour parcourir le tarmac. "Frrrrr", les pneus lèchent l'asphalte, et on se laisse griser, parce que le bruitage est sensationnel et la conduite hyper agréable. Un bon coup de pédale en mitraillant Croix, et je suis le roi de Los Santos. Les motos de Vice City sont là elles aussi,


toujours aussi rapides. D'ailleurs, un double-effet de blur + zoom arrière copié sur Burnout montre bien qu'on ne rigole pas avec les vitesses interdites. Ce n'est d'ailleurs pas le seul emprunt fait aux autres productions, et San Andreas s'amuse lors de certaines missions à détourner PaRappa, Splinter Cell, PilotWings ou bien encore Time Crisis, à la sauce GTA bien entendu. Mais pour le coup, on préfère vous laisser la surprise de la découverte, car les missions sont tellement bien fichues qu'il serait criminel de les spoiler.




San Andreas est une incitation permanente au fun hors mission, et il y a tellement à découvrir que tout évoquer est rigoureusement impossible. Cela ne se limite pas aux seuls tremplins pour tenter des cascades, ou aux classiques courses à fond la caisse, à VTT sur les pentes du Mont Chiliad, ou au volant d'une Super GT dans les rues de San Fierro. Une console qui traîne dans le salon, un ballon de basket dans le jardin, un billard au fond du bar ? Une pression sur Triangle, et CJ se lance sans plus tarder. Ces phases ne sont pas forcément géniales - les jeux d'arcade sont parodiques, les rebonds du ballon de basket font penser à une enclume orange - mais elles sont suffisamment nombreuses pour distraire entre deux missions. Un aller-retour au club de strip-tease ou en discothèque, un petit costard pour jouer les maquereaux, une livraison à assurer, CJ est l'homme à tout faire. Et s'il a envie de glander, il pourra toujours se lancer à la chasse aux graffitis à repeindre, sans oublier la quête des fers à cheval, qui remplacent les fameux paquets. D'humeur joueuse, CJ aura tout le loisir de se rendre dans des maisons de paris pour miser sur le bon cheval, même s'il faudra sans doute attendre les casinos de Las Venturas pour toucher le gros lot, avec ses pokers, ses tables de black-jack et de roulette. Si comme nous vous avez la chance éhontée de toucher 4.000.000 de $ pour une quinte flush à


coeur, vous pourrez vous lancer sans compter dans l'acquisition des nombreuses propriétés du jeu (une vingtaine en tout). Comme dans Vice City, elles feront office de points de sauvegardes, et ouvriront parfois de nouvelles séries de missions à remplir pour percevoir un revenu régulier. Une concession automobile spécialisée dans l'import/export de véhicules volés, un magasin de maquettes tenu par un nerd barjot ou une école d'aviation planquée dans le désert, tout est rentable après une série de missions. Evidemment, la décoration intérieure des apparts change en fonction du type d'habitation, et les plus chers sont souvent les plus chouettes. Enfin, il faudra forcément un max d'argent pour tuner soi-même sa caisse, même si cela n'a pas une grande importance, étant donné que l'on passe régulièrement d'une voiture à l'autre et que le comportement ne change pas en fonction de l'équipement. Mais que ne ferait-on pas pour un custom perso boosté à la nitro ?




L'intermède Manhunt de l'an dernier a permis à Rockstar d'intégrer des séquences d'infiltration dans GTA San Andreas. Quelques missions vous demanderont de faire un minimum de bruit, et de vous faufiler dans l'ombre jusqu'à l'objectif, quitte à zigouiller au passage les gardes d'un bon coup de couteau ou, plus pro, d'une bonne balle de silencieux ou de fusil sniper. Bon, on reste quand même dans un registre plutôt léger, et il ne faut en aucun cas s'attendre à une valse de plaquages contre le mur à la MGS ou à une gestion de bruit dans la lignée de Manhunt, mais cette nouveauté permet au moins d'inaugurer les missions de cambriolage. S'il dispose du bon camion, pas évident à trouver, d'ailleurs (il y en a un près du gymnase), CJ peut se lancer dans de grandes opérations de vol. Il lui suffit d'attendre que la nuit tombe, de lancer la mission (R3), puis de repérer une maison laissée ouverte, symbolisée par un cône jaune à l'entrée. Une fois dans la baraque, CJ doit dérober tout ce qui est monnayable (télés, matériel hi-fi) sans éveiller les soupçons, car la police est vite arrivée. Un compte à rebours indique en permanence le temps qu'il reste avant les premières lueurs du jour. Une fois le camion rempli, notre gangster n'a plus qu'à retourner fissa au dépôt pour faire les comptes. Un moyen comme un autre de se faire un peu d'argent à Los Santos.

The Urbz avant l'heure ?




Car au départ, on ne gagne pas une thune, seulement des points de respect, symbolisés par une mini-jauge à l'écran (L1). Oui, une jauge. Vous êtes sans doute déjà au courant, mais l'aspect gestion du personnage est l'autre grande nouveauté introduite avec San Andreas. Clairement inspiré des Sims, le nouveau GTA laisse la possibilité de personnaliser son CJ, qui ne restera pas bien longtemps ce black chétif en T.shirt/blanc/jeans/basket. On peut bien entendu passer dans les boutiques de fringues du quartier pour choper un survêt', une casquette, un foulard et une grosse chaîne voyante, mais vu la chaleur qui embrase Los Santos, rien de tel que de le laisser torse nu pour mieux mettre en valeur ses pecs d'acier et ses tatouages tout frais. Les fringues que vous achetez sont de toute façon conservées dans la garde-robe au fond de l'appart. Sympa comme idée, malgré un certain manque d'ergonomie des menus, qui vous obligent à valider, invalider, rentrer dans la cabine d'essayage, et qui finissent par bêtement prendre la tête. Mais plus qu'un simple aspect esthétique, c'est surtout l'évolution du personnage au fil


du jeu qui justifie l'emploi de jauges en tout genre. En fait, la moindre activité est évaluée par une jauge, qui évolue soit en fonction de la pratique, soit en fonction d'autres facteurs. Par exemple, si vous vous servez efficacement de tel ou tel type d'arme, vous pourrez rapidement gagner en précision et en distance en atteignant le stade Gangster, et même devenir un spécialiste (Hitman), avec des bonus à la clé. Par exemple, en devenant un Hitman du Mini-SMG, CJ pourra tenir une arme dans chaque main, et mitrailler deux fois plus vite. Bien sûr, on peut augmenter son niveau de tir en visant la population ou les flics, mais comme ce n'est pas très reluisant, les boutiques Ammu-Nation offriront des stands de tir, à base de mini-épreuves de précision, pour se spécialiser dans tel ou tel type d'armes.




Tout est matière à apprentissage dans San Andreas. A condition d'être suffisamment musclé pour être accepté par le boss du gymnase, CJ pourra apprendre de nouvelles techniques à mains nues, par exemple. Pour combler ses lacunes en conduite, notre héros pourra toujours accumuler les kilomètres sur le bitume, mais il aura tout intérêt à se rendre aux écoles pour parfaire sa maîtrise. Après une série de mini-épreuves notées comme dans Gran Turismo avec des prix en or, argent et bronze, CJ verra ses stats boostées. Le bénéfice est particulièrement flagrant pour les motos ou les vélos. Avec une jauge suffisamment remplie, Carl ne chutera plus au moindre choc. De temps en temps, certaines missions requerront un certain degré de maîtrise dans une catégorie précise. C'est notamment le cas à San Fierro, où CJ devra d'abord passer un certain temps à travailler son apnée avant de partir en mission. De même, avant de pouvoir dérober la carte magnétique d'une jeune femme aux méchants penchants SM, il faudra d'abord gagner sa confiance. Oui, on peut serr... draguer dans San Andreas, c'est même à ça que sert la jauge de Sex Appeal, qui varie en fonction de vos fringues et de votre caisse. Et comme dans tous ces jeux de drague japonais tout ripou, il faudra penser à sortir la Miss dans les restaus et les boites à son goût pour décrocher la lune. La petite musique à la Santa Barbara qui accompagne ces moments d'intimité est fatale pour le bon goût, mais dans l'idée, quelle classe. Surtout que votre copine peut vous prêter main forte pour un petit Rampage à deux simultanément, autre nouveauté sur la liste. Bon, ce n'est pas fantastique, puisque les deux joueurs sont forcés d'évoluer sur le même écran, mais on ne se refuse pas le fun d'un drive-by à deux sur une moto sous prétexte que ça n'apporte rien.

Malheureusement, certains éléments de gameplay potentiellement excellents font finalement de la figuration une fois dans le jeu. Par exemple, le maintien de la condition physique paraissait vraiment alléchant sur le papier, et même en images. En théorie, si CJ joue les blondes anorexiques en refusant de s'alimenter, son manque d'énergie l'empêchera de courir, nager ou pédaler à une vitesse acceptable. Au contraire, s'il s'abstient d'engloutir douze hamburgers qui rendent obèse, et donc lent, tout en se tonifiant avec un minimum d'exercice, il peut frapper comme un bourrin (Muscle), courir comme un Kenyan (Stamina) et choper les meufs (Sex Appeal). L'idée paraissait excellente dans l'esprit, mais elle tourne court une fois dans le jeu. On imaginait une progression très lente des statistiques, à la Shenmue, mais seules cinq à six sessions intensives de gymnase suffisent pour devenir un Musclor infatigable. Ouaip, c'est ça la magie du jeu vidéo, mon cher Guy Carlier. En fait, les séances d'entraînement au gymnase sont bizarrement


réglées. Si le tapis roulant mettra à genoux les méta-bourrins d'Athens 2004, le développé-couché, les biceps et surtout le vélo ne poseront quasiment aucun problème, même aux joueurs malhabiles. Avec un poil d'entraînement, CJ pourra maintenir la barre au maximum même en étant sur le dernier cran, sans forcer. Une fois à fond en Muscle et Stamina, les stats redescendent tellement lentement qu'il n'est quasiment plus la peine de retourner suer. Même constat avec la nourriture et les restaus, qui servent surtout à se remettre de la vie, mais qui n'ont pas de réelle incidence sur le jeu en lui-même à moins d'en abuser volontairement. On se soigne aussi en sauvegardant, en fait, et il faut un temps fou pour voir un message vous alerter sur le petit creux de CJ. En fait, Rockstar a encore joué la carte du zéro contrainte. Si les joueurs n'ont pas envie de perdre leur temps dans les salles de muscu ou leur maille dans les restaus, libre à eux, c'est leur choix. Malheureusement, pour ceux qui avaient envie de creuser un peu le système, l'expérience tourne court, alors qu'elle avait tout pour enrichir le trip.



Etat gigantesque, missions variées, possibilités innombrables : l'ambition de GTA San Andreas est tellement démesurée que la PS2 est constamment à bout de souffle. Ce n'est pas la lentille de lecture qui dira le contraire, elle qui s'agite bruyamment sous le capot pour tenter de ne rien oublier. Oubliez les écrans de previews retravaillés jusqu'au moindre pixel : aux yeux des joueurs chevronnés, déjà bien exigeants avec les tueries graphiques actuelles, San Andreas est vilain. Le clipping est monstrueux, l'aliasing ravage l'écran, et le frame rate joue tellement au yo-yo qu'il a atteint un niveau de champion international. Pourtant, les rues ne sont pas surpeuplées, les modèles 3D sont taillés à la tronçonneuse, et les animations schématiques nuisent toujours à l'immersion. Dans le pire des cas, heureusement très rares, il arrive même que les décors oublient de s'afficher, vous obligeant à lever le pied le temps que la route réapparaisse. Bref, la PS2 pleure. Elle est au cachot. Et c'est assez logique tant les paramètres à gérer sont nombreux, bien trop nombreux quand on ne peut pas compter sur 1 Go de RAM et des cartes 3D magiciennes. Parvenir à afficher un Etat aussi énorme sans le moindre temps de chargement, et sans rien perdre côté liberté de déplacement reste de toute façon un exploit en terme de programmation. Ceux qui en douteraient n'ont qu'à gravir les pentes du monstrueux Mount Chiliad et zoomer avec leur appareil photo sur les environs. C'est l'éternel parti pris de GTA et de Rockstar, poussé au maximum dans San Andreas. Mais quand on veut modéliser la petite cabane au fond du jardin à droite, autant soulager la PS2 en évitant de multiplier quelques effets accessoires de luminosité, ou bien les reflets au sol. Bien sûr, une fois en mission, pris dans une course-poursuite démentielle à moto, on ne pense plus aux lacunes, et le jeu n'est en aucun cas injouable à cause de la réalisation.




Plus que la technique, GTA San Andreas est surtout marqué par un nombre hallucinant de bugs en tout genre, qui ne passeraient jamais au quality control dans n'importe quel autre contexte. En toute objectivité, on peut comprendre que certains joueurs soient encore sceptiques devant GTA, et ce n'est pas cet épisode qui va les réconcilier avec le phénomène. En même temps, depuis le temps que les versions 3D existent sur les machines actuelles, on sait qu'on n'échappera pas au cortège de disparitions, d'imprécisions, de comportements stupides et d'animations super cheap à la sauce GTA ; ça fait partie du folklore, du mythe. Mais avec deux ans de développement et des ambitions par camions-citernes, pourquoi ne pas avoir essayé de peaufiner en priorité des détails aussi essentiels que la visée ou le contrôle des caméras ? OK, il y a enfin des rotations de l'angle de vue sur le stick droit, et recentrage automatique de la caméra sur L1, soit le minimum syndical pour ce genre de jeux. Mais on doit encore trop souvent lutter avec la vue, notamment à bord des véhicules, où le recentrage ne fonctionne plus, ce qui oblige à jouer avec les vues latérales et le stick droit pour revenir à un angle de vue correct. Bonjour la confusion, notamment sur les 180° au frein à main. C'est encore pire avec les avions et les hélicos, où L2 / R2 sont réquisitionnés pour tout autre chose. Mais on est au moins à peu près sûr de ne pas cartonner une caisse de police par inadvertance une fois en l'air.



Malgré les efforts déployés par Rockstar pour rendre le système de visée un peu plus flexible, avec deux types de ciblage, le résultat peine à convaincre. Le lock automatique est toujours là, avec un indicateur de santé coloré hérité de Manhunt pour mieux achever sa proie, et la possibilité de passer d'une cible à l'autre avec L2 / R2. Un second système de visée manuel se déclenche dès que vous choisissez de toucher un peu au stick droit. Sur le papier on y croit un peu, mais l'attribution des commandes pas spécialement ergonomique pose encore et toujours les mêmes problèmes. Comme L2 / R2 correspondent aussi au choix des armes, il suffit que CJ ne trouve plus rien à viser, ou qu'il relâche bêtement le ciblage, pour qu'il change d'arme. Et se retrouver à mains nues face à un troupeau de Ballas en colère pour une bête question de config, on a connu mieux pour imposer le respect. Le lock automatique n'hésite pas non plus à feinter joyeusement. Un bon 180° impromptu pour cibler un passant quand quatre SWAT descendent de l'hélico, vraiment, c'est le pied... Si GTA San Andreas était le premier de la liste, on aurait quelques états d'âme, mais pour le troisième jeu sur la même machine, difficile d'être indulgent. Quelques semaines supplémentaires de fignolage n'auraient pas été de trop, mais il fallait visiblement être prêt pour ne pas louper Noël et la fin de l'année fiscale. Enfin, mais là c'est une mauvaise habitude de la série, on ressent parfois une certaine frustration durant les longues missions de fusillade, avec cette curieuse gestion des dégâts, entre le chamanisme et la prestidigitation. Dans GTA, on peut se faire trouer comme un porc dès les premières secondes sans avoir eu le droit de dire "pouce", ou bien aligner les ennemis les uns après les autres sans se faire toucher, comme si le perso était protégé par un talisman du marabout local. C'est comme ça, ne cherchez pas d'explications. Résultat : on joue la peur au ventre en espérant ne jamais se retrouver dans la situation A, et on frémit toujours autant de soulagement quand la mission est finalement réussie.




Mais d'une manière générale, la difficulté du jeu semble avoir été revue à la baisse depuis Vice City, sans doute pour éviter de décourager trop de joueurs dès les premières missions un peu tendues de Los Santos. En fait, les nombreuses corrections apportées à certains éléments de gameplay rendent la progression dans San Andreas beaucoup moins frustrante qu'avant. Plus besoin de perdre son temps à contourner les murs, puisque CJ sait grimper. Et comme il sait aussi nager, il peut remonter à la surface quand son véhicule fait un grand plongeon direction le canal, sans forcément passer par la case hosto. Ouf, c'en est fini des morts arbitraires par noyade, qui finissaient par stresser un maximum dans GTA III et Vice City. Autre point assez surprenant pour un GTA : le manque d'agressivité des flic. Si leurs homologues de Vice City avaient apparemment été briefés par Nick Sarkozy (un cousin éloigné), les shérifs de San Andreas auraient plutôt tendance à la jouer doigts de pied en éventail. Ce n'est pas à Los Santos qu'on verra un flic pour deux habitants, et même à San Fierro ou Las Venturas, il n'y a pas autant de condés que dans les rues de Vice City. C'est assez subtil, mais leurs méthodes paraissent moins actives et organisées dès que vous disparaissez de leur champ de vision. Ils guetteront toujours au coin d'un carrefour pour vous tamponner, mais ils semblent d'une manière générale moins excités. D'ailleurs, le célèbre niveau de Wanted perd des étoiles assez vite, même quand il monte à quatre sur six, un stade synonyme dans Vice City de balle dans le pied. Enfin, Rockstar a subtilement dosé les bonus de vie et les gilet pare-balles pour les missions longues et un peu tendues, ce qui rend la progression un peu plus aisée. Peut-être aussi qu'on a fini par prendre le pli du gameplay à la GTA. Néanmoins, si le prochain épisode pensait à laisser la possibilité de relancer immédiatement les missions en cas d'échec, en taxant de la thune si besoin, la série ferait sans doute un nouveau pas en avant. Bien sûr, on peut s'épargner une partie du trajet lors de certaines objectifs (en remplacement des taxis), mais c'est toujours pénible de devoir subir à nouveau les chargements de mission et tout le reste.


San Andreas paie ses grandes ambitions. Il reste encore ce jeu chaotique à la limite du bazar fourre-tout, un concentré de n'importe quoi avec des tas d'imperfections à tous les niveaux ; le gameplay ne s'est toujours pas débarrassé de ses encombrantes casseroles. Oui mais voilà, même s'il est imparfait, laid et pas spécialement révolutionnaire San Andreas, c'est le pied assuré, l'extase fantastique, le genre de jeu qu'on a toujours envie de rebrancher, même gratuitement, sans véritable but à accomplir, juste pour le plaisir d'un petit vol en jet privé ou une randonnée à la moissonneuse batteuse. Vraiment, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas autant vibré pour un jeu. L'ambiance est tellement bonne, la map tellement gigantesque et les missions tellement excitantes qu'il a été impossible de décrocher. OK, c'est la phrase type n°3 du rédacteur en panne d'inspiration à quelques lignes de la fin, mais là, en l'occurrence, il y a une sauvegarde de 35 heures de jeu en six jours (72%) qui ne ment pas. San Andreas est incroyablement bien construit, tout en crescendo, et il serait vraiment dommage de se contenter uniquement de Los Santos et de ses cieux orangés, qui sont de loin la partie la moins puissante du jeu. Pour tout dire, nous aussi on guettait la faille, les missions trop pénibles, le sentiment de déjà-vu qui finirait par blaser encore une fois, mais les trois villes sont tellement différentes, et les objectifs tellement variés, qu'il y a toujours la motivation ou la bonne surprise pour en voir plus, sans se forcer. Mieux, certains aspects de gameplay laissés de côté comme le respect et le contrôle des territoires reviennent en force vers la fin du jeu, une fois qu'on est suffisamment armé pour y faire face. Enfin, les références aux autres épisodes de la série ne se limitent pas à de simples clins d'oeil sur une boîte de jouets ou la devanture d'un casino, mais chut, nous ne dirons rien. Bref, sur le plan du fun pur et simple, celui qui compte, finalement, GTA reste encore la brute du quartier. Et quand ce genre de lascar applique sa grosse savate sur notre joue barbue, on est prêt à tout lui céder.

CONCLUSION


N'importe quel superlatif pourrait faire l'affaire, mais c'est sans doute "monumental" qui viendra en premier à l'esprit. Ou "gigantesque", c'est la même chose. Dans tous les cas, GTA San Andreas a repoussé les limites de Vice City avec un terrain de jeu au moins cinq fois plus grand, dix fois plus riche, une durée de vie à l'avenant, des missions fantastiques et des possibilités de gameplay démesurées, à défaut d'être toutes exploitées au maximum. Le jeu de Rockstar repousse d'ailleurs tellement les limites que la PS2 suffoque comme un fumeur toxico dès le moindre mouvement de caméra. Même si on les oublie quand on joue, le clipping et l'aliasing ternissent fatalement la réputation du jeu, qui tendrait à l'extase ultime s'il tournait sans accroc. Difficile aussi d'oublier les problèmes de caméra et de visée, sans parler de la multitude de bugs folkloriques, qui ne passent plus trois ans après GTA III. San Andreas reste quoiqu'il en soit un jeu d'anthologie, exceptionnel, indispensable, et si les obsédés de la technique pourront toujours attendre la version PC, les autres ne doivent surtout pas se retenir, sous peine de manquer un des jeux de l'année.
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