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Last Hope [test complet par Tarma]

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  • Last Hope [test complet par Tarma]

    Last Hope



    .: GENRE : shoot them up
    .: SORTIE : 2006 (AES), 2007 (CD)
    .: DEVELOPPEUR : NGev.Team
    .: NOMBRE DE MEGS : 186
    .: NGH : aucun
    .: DISPONIBLE : AES/CD

    (jeu testé sur Neo·Geo CD)

    Avant d'aborder le jeu qui nous occupe ici, il convient d'apporter une petite précision. Il sera clairement considéré que le dernier jeu officiel de la Neo·Geo est Samurai Shodown V Special, sorti en 2004. Le dernier jeu de SNK en tant que développeur est The King of Fighters 2000 et le dernier avec le nom de cette même firme est Sengoku 3.
    Last Hope n'a donc rien d'officiel, et le précise sans laisser de doute en tout premier écran : il n'y a aucun rapport avec SNK Playmore. Cela dit, les développeurs ont dépassé le simple cadre de l'amateurisme : jeu sorti sur plusieurs plates-formes, bonne couverture avec un site Internet dédié, "packaging" rappelant vraiment celui d'origine sur chacun des trois supports, etc. Puisque Last Hope a apparemment tout d'un vrai jeu à part entière, il sera jugé comme tel et a donc droit à un test, comme les autres jeux.


    La tâche s'annonce d'ores et déjà bien difficile, la Neo·Geo étant une console des années 90 fort bien pourvue en shoot them up horizontaux plus ou moins mythiques, sans toutefois égaler la PC-Engine. Last Resort, Pulstar, Ironclad, Blazing Star, autant de noms évocateurs pour les connaisseurs, autant de très solides jeux qui ont bien marqué la Neo·Geo. Last Hope s'incrit dans une prestigieuse lignée et doit par conséquent supporter un bien lourd héritage.
     

    Last Resort
    (1992, SNK)
     

    Pulstar
    (1995, Aicom)

    Last Hope est d'abord sorti sur Neo·Geo AES le 10 juillet 2006. Un jeu inévitablement cher (très cher) qui a condamné la plupart des fans de Neo·Geo à en parler sans y avoir joué. On savait qu'il s'agissait d'un jeu très difficile où la survie y était plus que pénible.
    Ensuite, le 31 janvier 2007, ce fut le tour de la Dreamcast de recevoir ce jeu. Il devenait accessible pour la plupart de ceux qui voulaient s'y essayer. Outre son écran-titre en résolution améliorée, cette version bénéficiait de rectifications (chocs sur ennemis plus précis, zones d'impacts plus visibles sur les boss) et surtout un mode Dreamcast avec des ennemis plus lents et moins puissants.
    Enfin, le 19 novembre 2007 marque la sortie inespérée d'une version Neo·Geo CD. Le CD n'est pas gravé, il est pressé, le boîtier étant dans l'habituelle spine card. De plus, on a droit à un DVD dévoilant une partie super play, des astuces pour progresser, des illustrations, des préversions du jeu, etc. : il s'agit d'un DVD bien complet.

    Une fois le CD inséré dans la console, s'ensuit un court chargement pour arriver à un écran d'accueil un peu différent de ce dont on avait l'habitude. Start Game invite à démarrer une partie. Demo est en fait l'équivalent du "How to Play" suivi d'une petite démo. En fait il n'y a aucune intro. Options et Exit annoncent clairement leur couleur : paramétrer le jeu et l'arrêter.

    Comme presque toujours dans ce genre de jeu, le scénario ne brille nullement par son originalité.
    L'Empire du Mal traverse les galaxies à la vitesse de la lumière. Il y a environ 24 heures, ils ont pénétré la dernière ligne de défense de notre galaxie, la Ceinture du Rayon Arsion. Des millions d'innocentes personnes ont péri dans nos colonies spatiales. 70% de la flotte a été détruite lors du premier contact. Nos services estiment leur arrivée à six jours. Les armes conventionnelles ne peuvent pas les arrêter. Notre dernier espoir est entre vos mains : le Z-42 Warpster. À vous de vous frayer un chemin sur leur territoire et détruire leur chef avant qu'ils n'atteignent la Terre.
    Eh oui, c'est, à s'y méprendre, le scénario de Pulstar... la recherche de la grande sœur en moins.

    Last Hope vous propose d'incarner une des pilotes du Z-42 Wapster, Vanessa Gaiden.

     
    Nom : Vanessa Gaiden
    Age : 21 ans
    Sexe : féminin
    Taille : 167 cm
    Poids : 42 kg
    Groupe sanguin : O

    Les options sont assez conventionnelles : réglage du niveau de difficulté (il y en a 5, Very Easy, Easy, Normal, Hard et Devil), nombre de vies, configuration de la manette, sens de rotation du module et Sound Test.


    Sur Neo·Geo CD, Last Hope propose trois modes de jeu.
    - Action Mode : vaisseau fort et rapide, balles ennemies lentes (mode exclusif et plus facile)
    - Normal Mode : vaisseau faible et lent, balles ennemies lentes (mode supplémentaire de la Dreamcast)
    - Arcade Mode : vaisseau faible et lent, balles ennemies rapides (unique mode de la Neo·Geo AES)
    Ensuite on peut soit se lancer dans une partie, soit s'entraîner un peu sur l'un des trois premiers niveaux. Dans ce dernier cas, les scores ne sont pas sauvegardés.


    Le maniement est, comme cela a été évoqué, expliqué dans le menu Demo. On a droit à un petit cours accéléré sur les tirs et autres bonus à récolter. Seuls les boutons A, B et C ont une fonction. A pour tirer, B pour tourner le module dans un sens et C pour le tourner dans l'autre sens.


    Il existe deux types de tir, comme bien souvent dans ce genre de jeu. Le tir rapide en mitraillant le bouton A et le tir concentré en remplissant une jauge. A l'instar de Last Resort, le module peut effectuer des rotations autour du vaisseau, mais cette fois à l'aide des boutons B et C et non en fonction des déplacements du vaisseau. Ce module possède son propre tir, c'est idéal pour éviter de se faire prendre en traitre.


    Toujours à l'image de ses glorieux aînés Last Resort et Pulstar, il faut ici aussi aller à la rencontre des ennemis et s'aventurer sur leur territoire. Cela donne l'occasion de traverser des niveaux tantôt hitech, tantôt "organiques". Ces derniers sont au nombre de 6, voici les 4 premiers en images.


    Stage 1 - Desert Laboratory

    Stage 2 - The Channel

    Stage 3 - Dark Nebula

    Stage 4 - Katakis


    Outre le module à récuper et les bonus de points, d'autres items sont à ramasser au cours de votre périple. Voilà de quoi augmenter les capacités de votre vaisseau Z-42 Warpster.

     
    Speed up : vitesse plus rapide. Attention, il n'y a pas d'item de vitesse inversé.
    Bombs : des bombes sont envoyées dans l'axe du tir principal.
    Homing Bombs : cette fois, ce sont des missiles à tête chercheuse.
    Missile : des missiles sont envoyés de part et d'autre du vaisseau.

    Les temps de chargement sont plus que raisonnables, la taille du jeu (186 Mbits) l'étant également.

    Nous venons de voir les divers ingrédients de la recette de Last Hope : cela reste très classique, ce qui, nous le savons, n'est pas nécessairement synonyme de jeu de mauvaise qualité. Il est justement temps ce qu'a dans le ventre ce shoot them up horizontal sorti après l'heure.


    Des efforts insuffisants pour égaler les meilleurs

    Première chose à dire : il n'y a absolument aucun sprite rippé d'un autre jeu. Last Hope est bien 100% nouveau, ce qui est loin d'être le cas de tous les "homebrews". D'une manière générale, les décors sont assez fins et franchement sombres. On remarquera des effets discrets dignes d'un Pulstar comme quand on survole une surface liquide ou mieux, quand on en sort : le liquide en question dégouline le long de la carlingue du vaisseau pour retomber. Il s'agit assurément d'un jeu qui n'a pas été fait à la va vite. Le visuel d'ensemble n'est toutefois pas du niveau d'un Pulstar ou d'un Blazing Star, deux grosses références dans ce domaine.
    Autre aspect plus gênant : la visibilité. On ne sait pas toujours où sont vaisseau, projectiles et ennemis. Déjà que le jeu est très, très difficile (on verra cela un peu plus bas), on n'avait vraiment pas besoin de ça.
    Du côté de l'animation, clignotements et ralentissements répondent aux abonnés absents. Le vaisseau est affreusement lent, plus lent que les boulettes ennemies... sauf en Action Mode. Les ennemis, modélisés en 3D puis transposés en 2D, ont des mouvements convaincants et réussis. Les stages ont de nombreuses animations annexes, ils sont loin d'être figés.

    Du tir zen

    Les bruitages sont assez anodins, comme bien souvent dans ce genre de jeu. Toutefois aucun n'est spécialement énervant. Du côté de la musique, on a droit à une bande son technoïde assez reposante. On retrouve par moments des accents d'Amiga... Cela reste réussi et permet de bien se concentrer sur le jeu lui-même, et il y en a besoin ! Petit détail agréable, la musique n'est pas coupée quand on meurt, ce qui arrive bien souvent.

    Stick obligatoire

    Rien de bien nouveau à ce sujet, nous l'avons vu. Le vaisseau répond très bien, surtout en mode Action. Dans ce dernier mode, il est tellement vif qu'il est conseillé d'utiliser un stick plutôt qu'un pad. Les développeurs n'ont pas su tirer parti du pad Neo·Geo CD aussi bien qu'Aicom (Pulstar) ou Saurus (Ironclad). Les deux autres modes sont bien plus frustrants et sont à réserver aux experts du shoot them up.

    Une difficulté de fou solitaire

    La difficulté, titanesque en mode Arcade, excessive en mode Normal, devient juste très relevée en mode Action. La progression y est lente, mais tout à fait faisable. Il faut apprendre les niveaux par cœur, comme dans un Pulstar. À l'image de ce dernier, quand on revient au début du stage ou au dernier check point quand on est mort. On est bien loin de Blazing Star et de son bourrinage (très faussement) facile. Cette difficulté dantesque est artificiellement augmentée par les soucis de visibilité dont il a été question. On meurt souvent, on meurt facilement, mais en plus, on meurt parfois sans comprendre pourquoi. Un mauvais point pour le nombre de joueurs, honteusement limité à un !

    Conclusion

    Soyons clair, les programmeurs de NG.Dev.Team n'ont pas inventé la poudre. Leur jeu est inspiré de Last Resort et de Pulstar sans aucune ambiguïté. Ils l'annoncent d'ailleurs comme un hommage aux grands titres de la Neo·Geo. Cela reste un jeu correct, 100% nouveau dans sa programmation (graphismes et musiques sont inédits), à défaut de l'être dans son concept. On retrouve un style très "old school" avec un apprentissage long et laborieux pour progresser. La réalisation encore faiblarde en comparaison des poids lourds de la console, le manque chronique de lisibilité et l'absence de mode 2 joueurs lui coûtent un statut plus élevé.

    Si Last Hope était sorti dans la foulée de Last Resort, le verdict aurait été un peu moins sévère.
    Sur Neo·Geo AES, Pulstar et Blazing Star font mieux. Sur Dreamcast, Border Down lui est très supérieur (et c'est un homebrew, également). Sur Neo·Geo CD, Pulstar et Ironclad le surclassent sans effort.
    Aveu d'un jeu mal finalisé, NG.Dev.Team a commercialisé ensuite Last Hope: Pink Bullets, lourd de 529 Mbits et sorti sur Dreamcast puis Neo·Geo MVS. Ce dernier dispose de projectiles roses et de décors recoloriés, pour plus de visibilité.
    Concernant Last Hope, si vous aimez les shoot them up difficiles et que vous possédez une Neo·Geo CD ou une Neo·Geo CDZ, vous pouvez tenter de l'acheter. Si vous cherchez le titre innovant qui surpassera ou égalera les tout meilleurs shoot them up, vous vous trompez de jeu.
    Quant à NG.Dev.Team, ils ont récidivé sur Neo·Geo MVS et Dreamcast avec un manic shooter des plus impressionnants : Fast Striker.


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